Simfer, filiale guinéenne du géant minier Rio Tinto en charge du développement des blocs 3 et 4 du projet Simandou, a tenu sa deuxième conférence de presse le 12 septembre 2025 dans ses locaux. Une occasion pour la société de réaffirmer sa volonté de transparence et présenter l’état d’avancement des travaux au troisième trimestre 2025.
Par Nanfadima Condé
Avec la réalisation de 72 kilomètres de voie ferrée sur la future ligne reliant le site minier à la zone portuaire de Forécariah et l’achèvement de la construction des Vaisseaux de transbordement (TSV), l’entreprise confirme son cap vers la première expédition prévue en novembre. « Nous sommes à jour de nos objectifs », a assuré son directeur général, Chris Aitchison.
Au-delà des infrastructures, Simfer met aussi en avant son impact social. Le projet a déjà généré plus de 25 000 emplois, dont 82 % occupés par des guinéens et 32 % de postes de direction confiés à des femmes. Une dynamique qui, selon la société, illustre sa volonté d’intégrer pleinement les communautés locales dans ce chantier d’envergure.
Interrogé sur la possibilité de construire une raffinerie locale ou une usine sidérurgique, le directeur général de Rio Tinto Guinée, Aboubacar Koulibaly, est resté mesuré : « Rio Tinto dans sa convention à une obligation de réalisation d’une étude de faisabilité qui sera soumisse au Gouvernent ».

C’est sur le terrain sensible de la fiscalité que le groupe a dû répondre aux interrogations. En effet, depuis plusieurs jours, des médias australiens évoquent un régime préférentiel accordé au groupe, avec un taux d’imposition de 15 % pendant 17 ans, puis 25 %, en deçà du taux de 30 % fixé par le code guinéen. sur cette question Chris Aitchison a déclaré que « le régime fiscal applicable est disponible sur le site », sans donner davantage de détails.
Toutefois, il faut rappeler que Rio Tinto, à travers sa coentreprise Simfer, cultive une stratégie de transparence active en multipliant les communications sur l’avancement de ses travaux sur les blocs 3 et 4 du Simandou, contrairement à ses partenaires du Winning Consortium Simandou (WCS), responsable des blocs 1 et 2, font preuve d’un silence remarquable. Cet important décalage dans la communication crée une opacité préoccupante et soulève une interrogation majeure pour l’avenir du projet intégré : si Simfer semble tenir ses délais, le WCS sera-t-il capable de suivre le même rythme et d’honorer ses engagements ?






























