Les prix du pétrole ont fortement progressé lundi 2 mars, portés par les craintes de perturbations de l’offre après des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, acteur majeur du marché mondial du brut.
Vers 6h30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 7,56 % à 78,37 USD, après avoir brièvement dépassé les 82 USD à l’ouverture. De son côté, le brut américain WTI avançait de 7,21 % à 71,82 USD.
La réaction des marchés s’explique par les inquiétudes entourant le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite 20 % du pétrole mondial. Toute interruption prolongée du trafic dans cette zone clé pourrait provoquer un choc d’approvisionnement significatif.
L’Iran, membre influent de l’OPEP et parmi les principaux producteurs de pétrole du Moyen-Orient, occupe une position centrale dans l’équilibre énergétique régional. Une escalade militaire accroît donc le risque géopolitique intégré dans les prix.
Selon Eurasia Group, une interruption durable des flux via Ormuz pourrait propulser le baril vers les 100 USD, notamment en cas d’attaques visant les infrastructures pétrolières.
Il faut rappeler que le prix du pétrole brut avait franchi pour la dernière fois le seuil symbolique des 100 USD au début de la guerre en Ukraine, en 2022.






























