L’État guinéen poursuit le nettoyage de son cadastre minier. Dans un arrêté signé par le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla et rendu public le 10 mars à la RTG, les autorités ont annoncé le retrait de plus de 40 permis d’exploitation de carrière détenus par des entreprises guinéennes et étrangères.
Parmi les entreprises concernées figurent notamment Bel Air Mining, détentrice d’un permis portant sur la dolérite, China Road and Bridge Corporation active dans l’exploitation de latérite, Sacko Ingénierie et Construction dans le granite, Guiter mining dans le granite, ou encore Société Agacete pour le sable.
Selon les autorités, ces retraits sanctionnent principalement le non-respect des exigences légales et des obligations liées à l’exploitation, dans un contexte où le gouvernement veut renforcer la régulation du secteur tout en favorisant une meilleure prise en compte du contenu local.
Cette décision s’appuie sur plusieurs dispositions du Code minier de la Guinée, notamment les articles 3, 82, 88 et 89. Conformément aux textes en vigueur, les titres concernés font retour à l’État, comme le prévoit également le décret de 2014 encadrant la gestion des titres miniers.
Cette nouvelle vague de retraits s’inscrit dans une dynamique plus large de restructuration du secteur extractif, les autorités cherchant à renforcer la transparence, la conformité réglementaire et la valorisation des ressources du sous-sol guinéen.






























