La production industrielle d’or du Mali s’est établie à 23,5 tonnes entre janvier et juin 2026, soit une progression d’environ 30% sur un an, selon les données du ministère des Mines. Le volume réalisé sur les six premiers mois dépasse déjà la prévision de 21,2 tonnes fixée pour le semestre.
Ce rebond marque une reprise pour le secteur aurifère malien après une année 2025 plus difficile, au cours de laquelle la production industrielle était tombée à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024. Sur les six premiers mois de 2026, Fekola, exploitée par B2Gold, arrive en tête avec 8,85 tonnes, suivie de Loulo-Gounkoto, opérée par Barrick, avec 6,9 tonnes. Allied et Resolute ont, pour leur part, produit respectivement 3,5 tonnes et 3 tonnes.
Le redressement du premier semestre s’accompagne également de nouvelles perspectives pour le secteur. B2Gold a obtenu un permis d’exploitation minière à grande échelle pour son projet Menankoto, ouvrant la voie au développement d’une nouvelle mine d’or. Sa mise en production est annoncée pour 2028, avec une capacité attendue de plus de 150 000 onces par an. De son côté, Toubani Resources prépare le développement du projet Kobada, dont la première production est prévue en 2027.
Avec ces nouveaux projets, le Mali pourrait renforcer progressivement ses capacités de production aurifère, alors que le secteur a déjà produit 23,5 tonnes à mi-année. Le pays vise 43,2 tonnes d’or industriel en 2026. La performance du second semestre sera donc déterminante pour confirmer ce redressement.






























