À partir du 1er août 2025, Washington appliquera un droit de douane de 30 % sur les produits sud-africains. Une décision unilatérale que l’Afrique du Sud rejette, chiffres à l’appui.
Les tensions commerciales montent entre les États-Unis et l’Afrique du Sud. L’administration Trump a officiellement notifié Pretoria de l’instauration d’un tarif douanier de 30 % sur les importations sud-africaines, invoquant un déséquilibre dans la balance commerciale entre les deux pays.
Mais Pretoria conteste. Dans un communiqué publié mardi, le gouvernement sud-africain dénonce une mesure « injustifiée », précisant que 56 % de ses exportations vers les États-Unis entrent déjà en franchise de droits, et que les produits américains bénéficient d’un taux moyen d’imposition de seulement 7,6 % à l’entrée en Afrique du Sud. Mieux, 77 % des biens américains importés sont exempts de tout droit de douane, selon les données sud-africaines.
« Les autorités sud-africaines restent attachées à la construction de relations commerciales plus justes et mutuellement avantageuses », souligne le communiqué.
La décision américaine intervient alors que les deux pays étaient engagés dans des discussions sur la révision de leurs accords commerciaux, notamment dans le cadre de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), qui expire en 2025.
Outre l’Afrique du Sud, la Tunisie fait aussi partie des pays visés par cette mesure. Les importations tunisiennes seront, elles, soumises à un droit de 25 %.
Cette hausse tarifaire, si elle est maintenue, pourrait fragiliser davantage les échanges entre Washington et ses partenaires africains.































