Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a fixé le 31 août 2026 les mesures générales d’application du nouveau Code de la pêche maritime, près de 29 ans après le précédent cadre réglementaire. Le décret précise les règles applicables aux activités de pêche, aux navires et à l’ensemble de la chaîne de traitement et de commercialisation des produits halieutiques.
Un cadre qui élargit le périmètre de la réglementation
Le nouveau dispositif s’applique aux activités exercées dans les zones terrestres et maritimes relevant de la juridiction guinéenne. Il couvre non seulement les personnes et entreprises pratiquant la pêche, mais également les engins et navires, ainsi que les activités d’empaquetage, d’entreposage, de conservation, de transformation, de commercialisation et de distribution des produits de la pêche.
Le décret s’étend également, dans certaines conditions, aux ressortissants guinéens exerçant des activités de pêche maritime en dehors des zones sous juridiction nationale, ainsi qu’à leurs navires et engins de pêche.
Quatre catégories pour mieux encadrer les activités
Une classification qui repose notamment sur le type de navire, sa longueur, la puissance du moteur, les moyens utilisés pour les engins de pêche et les conditions de conservation des captures.
La pêche artisanale maritime est ainsi distinguée entre une forme traditionnelle, pratiquée à pied ou à bord de pirogues non motorisées, et une forme motorisée. Cette dernière concerne notamment les pirogues non pontées d’une longueur maximale de 24 mètres, équipées d’un moteur ne dépassant pas 60 chevaux.
La pêche semi-industrielle concerne, pour sa part, les navires pontés d’une longueur maximale de 25 mètres, d’une capacité allant jusqu’à 45 gros tonnages et dotés d’une puissance comprise entre plus de 60 et 250 chevaux.
De plus, le décret classe dans la pêche industrielle les navires pontés équipés d’une puissance motrice d’au moins 250 chevaux, utilisant des moyens mécaniques pour la manipulation des engins et pouvant conserver les captures par congélation, glace ou eau réfrigérée.
Par ailleurs, des critères supplémentaires pourront être définis par arrêté du ministre chargé de la pêche maritime afin de préciser certaines sous-catégories.
Cette classification devrait permettre de mieux encadrer les différentes capacités de pêche et d’adapter les mesures de gestion aux caractéristiques de chaque activité.






























