Dans un communiqué publié le 21 février 2026, le Réseau national des acteurs du développement durable (RENADE) a exigé « la suspension immédiate » du contrat liant la Guinée à son principal fournisseur de produits pétroliers, la société suisse Addax Energy, filiale du groupe Oryx Energies. L’organisation appelle également à une reddition des comptes.
Cette sortie fait suite à la prolongation de six mois du contrat d’Addax Energy par la direction de la Société nationale des pétroles (SONAP), alors que celui-ci devait initialement expirer en avril 2026. Selon le RENADE, cette extension aurait été accordée sans appel d’offres, alimentant un flou dans la gestion d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Le RENADE dénonce une décision symptomatique de « la corruption et du favoritisme » qui gangrènent le pays. Il exige la suspension du contrat et la démission du directeur général de la SONAP, Lancinè Condé, ainsi que de tous les responsables impliqués.
L’affaire intervient dans un contexte déjà sensible. En 2024, le président Mamadi Doumbouya avait été interpellé sur des soupçons présumés de corruption liés au même fournisseur, ainsi que sur l’importation supposée d’un carburant de mauvaise qualité. Plusieurs propriétaires de véhicules et de motos avaient alors signalé des pannes attribuées au carburant, alimentant les interrogations sur sa conformité.
À date, la SONAP n’a publié aucun communiqué officiel concernant les conditions exactes de la prolongation du contrat ni les motivations ayant conduit à cette décision.






























