À l’heure où l’intelligence artificielle prend une place croissante dans les pratiques professionnelles, les administrations publiques s’interrogent sur les moyens d’en tirer parti. Cette réflexion est au cœur de la deuxième édition du Forum international des secrétaires généraux de gouvernement, qui se tient à Conakry du 14 au 16 octobre 2026 autour du thème « L’intelligence artificielle au service de la performance du gouvernement ».
L’intelligence artificielle offre aujourd’hui de nouvelles possibilités aux administrations publiques, notamment dans la préparation des textes officiels, le traitement de l’information et le suivi des décisions. Son apport à la performance administrative peut se traduire par des gains de temps et une meilleure efficacité des services, notamment grâce à la dématérialisation des procédures.
Pour Tamba Benoît Kamano, secrétaire général du gouvernement guinéen et président des secrétaires généraux de gouvernement, cette deuxième édition doit aussi permettre de renforcer la coopération entre les États participants, dans la continuité des travaux engagés en 2025 : « nous allons nous baser sur les acquis de l’édition 2025 pour ouvrir les perspectives d’une coopération utile de nos différents États et installer un réseau permanent et durable », a-t-il déclaré, en soulignant également la nécessité d’une intelligence artificielle éthique.
Le Premier ministre Amadou Oury Bah a, pour sa part, rappelé les exigences de l’action publique : « La réussite de nos projets et de nos réformes repose sur une administration dotée d’outils performants pour exploiter des informations fiables, éclairer la prise de décision et assurer le suivi des décisions jusqu’à leur mise en œuvre », a-t-il indiqué. Selon lui, une utilisation maîtrisée de l’IA pourrait contribuer à renforcer les capacités de l’État et à mieux protéger ses ressources.
Mais l’adoption de ces technologies suppose aussi de disposer des compétences nécessaires. Le chef du gouvernement a ainsi insisté sur la formation des agents publics, la mobilisation des chercheurs et la valorisation des compétences de la jeunesse.
Pour les États africains, l’enjeu est de faire de l’intelligence artificielle un levier de performance publique, sans perdre de vue un impératif majeur : construire une souveraineté numérique fondée sur la maîtrise des données, des infrastructures et des technologies.
Cette première journée se poursuit notamment avec la présentation de cas d’usage de l’intelligence artificielle dans les administrations française, tchadienne et sénégalaise etc. Les travaux, prévus sur trois jours, devraient également contribuer à concrétiser le projet de réseau permanent des secrétaires généraux de gouvernement.































