La Guinée envisage l’installation de 1 000 postes d’eau autonomes équipés de systèmes solaires de pompage et de traitement dans les zones rurales. Portée par le Service national d’aménagement des points d’eau (SNAPE), cette initiative fait l’objet de discussions sur ses modalités de réalisation et la mobilisation des financements nécessaires.
Le ministre de l’Hydraulique, Aboubacar Camara a reçu, le 14 octobre 2026, des représentants de SOTRAD WATER, accompagnés de leur partenaire ESTIA SYNERGIE, pour examiner les conditions de réalisation du projet. Les échanges ont notamment porté sur l’accélération des préparatifs et la recherche des ressources financières nécessaires au déploiement des installations.
Le projet prévoit des postes autonomes dotés de systèmes solaires de pompage et de traitement de l’eau. Il vise à renforcer l’approvisionnement en eau potable dans les zones rurales, où les difficultés d’accès à des sources d’eau sécurisées persistent. Sa mise en œuvre reste toutefois liée à la finalisation des préparatifs et à la mobilisation des financements.
Les besoins en eau potable restent importants dans les campagnes. Selon l’Analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et de la nutrition (AGVSAN), publiée en octobre 2024, 34,4 % des ménages ruraux guinéens s’approvisionnaient encore en eau de boisson à partir des eaux de surface ou de puits ouverts. Le rapport indique également que 52,6 % des ménages ruraux utilisaient des puits couverts ou des forages, tandis que 11 % avaient recours à l’eau du robinet. Ces données illustrent la diversité des sources d’approvisionnement et la persistance de pratiques susceptibles d’exposer une partie de la population à des risques liés à la qualité de l’eau.
L’utilisation de systèmes de pompage solaire constitue déjà une solution employée dans le pays. Des projets d’adduction d’eau alimentés par l’énergie photovoltaïque ont notamment été réalisés dans des localités de la région de Kérouané, avec des installations mises en service à partir de 2015. Ces expériences montrent que cette technologie peut être mobilisée pour améliorer la desserte en eau des populations rurales, sous réserve d’assurer la gestion et la maintenance des équipements.
La réalisation des 1 000 postes envisagés dépendra désormais des modalités retenues pour le projet et de la disponibilité des financements. Leur déploiement effectif, leur répartition entre les localités et les conditions d’entretien seront déterminants pour mesurer leur contribution à l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable.






























