L’apaisement des craintes géopolitiques continue de se faire sentir sur les marchés des matières premières. Mercredi, les cours du pétrole brut sont tombés sous la barre des 72 USD le baril, leur plus bas niveau depuis début mars, tandis que l’or a perdu plus de 3 %, passant sous les 4 000 USD l’once, un niveau inédit depuis novembre 2025.
Du côté du pétrole, les investisseurs sont rassurés par la reprise progressive du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, point stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial. Les armateurs ont repris leurs opérations dans la zone après les garanties de sécurité apportées par les autorités maritimes internationales.
Cette normalisation se reflète déjà dans les exportations des pays du Golfe. Selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie, les Émirats arabes unis exportent désormais près de 85 % de leurs volumes d’avant-crise. Depuis le Golfe persique, environ 60 millions de barils auraient récemment été expédiés sur les marchés internationaux. Résultat, les prix du pétrole ont perdu près de 40 % par rapport à leurs sommets atteints durant les tensions régionales.
En parallèle, L’or a poursuivi son repli mercredi, passant sous la barre des 4 100 dollars l’once et atteignant son plus bas niveau depuis sept mois. Le métal précieux est pénalisé par les anticipations d’un resserrement monétaire aux États-Unis, après que la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés tout en laissant entrevoir de nouvelles hausses dans les prochains mois. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a par ailleurs réaffirmé sa volonté de ramener durablement l’inflation sous contrôle.
Le métal jaune souffre également de l’apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les avancées des discussions entre Washington et Téhéran ont favorisé la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz, réduisant les craintes sur les approvisionnements énergétiques mondiaux et les risques inflationnistes. À cela s’ajoute une vague de ventes liée au recul marqué des valeurs technologiques américaines, certains investisseurs ayant liquidé une partie de leurs positions en or afin de compenser les pertes enregistrées sur les marchés boursiers.






























