Le gouvernement guinéen à travers le Ministère de la Santé et de l’hygiène publique, a officiellement lancé, le 24 juin 2026 à Conakry, le Projet de transformation du système de santé (PT2S), avec un financement estimé à 95 millions USD.
Financé par le Groupe de la Banque mondiale et le Mécanisme de financement mondial (GFF), le PT2S ambitionne d’améliorer l’accès aux soins, de renforcer les infrastructures sanitaires et de soutenir le développement du capital humain dans plusieurs régions du pays.
Au-delà de l’amélioration de l’offre de soins, ce projet s’inscrit dans la stratégie de renforcement du capital humain, considérée comme un pilier essentiel de la transformation économique du pays. Le programme prévoit notamment la modernisation des infrastructures sanitaires, l’amélioration de la santé maternelle et infantile, la digitalisation des services de santé ainsi que l’élargissement de l’accès à des soins de qualité.
Le PT2S couvrira sept régions du pays et ciblera prioritairement les populations les plus exposées aux inégalités d’accès aux soins, notamment les femmes enceintes, les mères, les nouveau-nés, les enfants et les adolescents.
Pour les autorités, les retombées attendues dépassent largement le cadre sanitaire. Un meilleur accès aux services de santé devrait contribuer à réduire les pertes économiques liées aux maladies, améliorer les performances scolaires, favoriser une plus grande participation des femmes à l’activité économique et renforcer, à terme, la productivité du pays.
Le lancement de ce programme intervient dans un contexte où le système sanitaire guinéen demeure confronté à plusieurs défis structurels, notamment l’insuffisance des infrastructures, les disparités entre les zones urbaines et rurales, le déficit de personnel qualifié et l’accès limité aux services spécialisés dans certaines localités.
La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, en présence de la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, du ministre Secrétaire général de la Présidence, Amara Camara, ainsi que des partenaires techniques et financiers.






























