Le repli des tensions entre les États-Unis et l’Iran continue de peser sur les marchés des matières premières. Ce jeudi 25 juin, le pétrole brut est passé sous la barre des 70 dollars le baril, effaçant quasiment l’ensemble des gains enregistrés depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Le pétrole brut est tombé sous la barre des 70 USD le baril, alors que le Brent est passé sous les 73 USD, ce jeudi. Cette baisse s’explique par l’amélioration des perspectives d’approvisionnement mondial. Les avancées des discussions entre Washington et Téhéran ont favorisé le retour progressif des pétroliers dans le détroit d’Ormuz et entraîné une augmentation de l’offre en provenance du Moyen-Orient, mais également d’autres régions exportatrices, notamment l’Afrique de l’Ouest. Une dérogation temporaire accordée par les États-Unis pour l’achat de cargaisons iraniennes déjà chargées devrait également renforcer les volumes disponibles sur le marché.
L’or évolue dans la même direction. Le métal précieux est passé sous les 4 000 USD l’once, atteignant son plus bas niveau depuis près de huit mois. Le métal jaune est pénalisé à la fois par l’apaisement des risques géopolitiques et par le renforcement du dollar américain.
Les marchés anticipent également un durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Bien que la Fed ait maintenu ses taux inchangés lors de sa dernière réunion, plusieurs responsables ont affiché leur soutien à de futures hausses afin de contenir les pressions inflationnistes. Les investisseurs misent désormais sur un possible relèvement des taux dès septembre.
Dans ce contexte, les actifs qui avaient bénéficié des tensions au Moyen-Orient perdent progressivement leur attrait. Les marchés semblent désormais privilégier le scénario d’un retour à la normale des flux énergétiques mondiaux et d’une politique monétaire américaine plus restrictive.






























