L’agence de notation financière Moody’s Ratings a confirmé la note souveraine du Gabon à Caa2, tout en abaissant sa perspective de « stable » à « négative ». Une décision qui traduit les inquiétudes croissantes de l’agence quant à la capacité du pays à faire face à ses défis budgétaires dans les années à venir.
Si la note elle-même reste inchangée, Moody’s estime que les risques pesant sur les finances publiques gabonaises se sont accentués. L’agence pointe notamment la hausse des besoins de financement de l’État, l’alourdissement progressif de la dette publique et les difficultés potentielles de refinancement auxquelles le pays pourrait être confronté.
Cette situation intervient dans un contexte où la production pétrolière, principal moteur des recettes publiques, poursuit son déclin progressif. Une évolution qui pourrait réduire les marges de manœuvre budgétaires du gouvernement et accroître les pressions sur les comptes publics.
La révision de la perspective à « négative » constitue ainsi un avertissement. Elle signifie qu’une dégradation de la note reste envisageable si les indicateurs budgétaires continuent de se détériorer ou si les conditions de financement du pays se compliquent davantage.
Moody’s reconnaît toutefois plusieurs atouts qui soutiennent encore le profil de crédit du Gabon. Parmi eux figurent un revenu par habitant relativement élevé comparé à celui de nombreux pays de la région, l’abondance des ressources naturelles ainsi que les efforts entrepris par les autorités pour renforcer la gestion des finances publiques.






























