Le déficit commercial de la France s’est creusé à 6,9 milliards d’euros en mai 2026, contre 5,4 milliards d’euros en avril. Ce résultat dépasse les prévisions des marchés, qui tablaient sur un déficit de 5,2 milliards d’euros, et constitue le niveau le plus élevé enregistré depuis avril 2025.
Cette détérioration est principalement liée au recul des exportations, qui ont diminué de 2 % sur un mois pour s’établir à 53,6 milliards d’euros. Les expéditions de matériels mécaniques, électriques, électroniques et informatiques ont reculé de 4,4 %, tandis que celles d’hydrocarbures naturels et d’autres produits extractifs ont baissé de 4,5 %.
Les exportations françaises ont diminué vers l’Union européenne (-0,9 %), l’Afrique (-17 %) et les Amériques (-3,2 %). À l’inverse, elles ont progressé vers l’Asie (+9,9 %) et le Moyen-Orient (+14,4 %).
Dans le même temps, les importations ont augmenté de 0,7 % pour atteindre 60,5 milliards d’euros. Cette hausse est portée notamment par les achats de produits pétroliers raffinés (+10,2 %), d’équipements de transport (+3,9 %), d’autres produits industriels (+1,1 %) ainsi que de matériels mécaniques, électriques, électroniques et informatiques (+1 %).
Les importations en provenance de l’Union européenne ont progressé de 1,1 %, tandis que celles en provenance du Moyen-Orient ont bondi de 38,4 %. Les achats en provenance de l’Asie sont restés globalement stables, alors qu’ils ont reculé depuis les Amériques (-3,8 %) et l’Afrique (-8,8 %).






























