Le marché du travail sénégalais s’est légèrement dégradé au premier trimestre (T1) 2026. Le taux de chômage élargi a progressé à 22,9 %, porté notamment par une hausse du chômage chez les jeunes, les femmes et en milieu rural. Dans le même temps, la participation au marché du travail a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente.
Le taux de chômage élargi au Sénégal s’est établi à 22,9 % au premier trimestre 2026, contre 21,7 % à la même période un an plus tôt, soit une hausse de 1,2 %, selon les dernières données sur les tendances de l’emploi.
Le chômage demeure particulièrement élevé en milieu rural, où il atteint 32 %, contre 17,4 % en zone urbaine. Les jeunes restent également les plus exposés, avec un taux de chômage de 28,4 %, contre 16,8 % chez les adultes. Les femmes continuent d’être davantage touchées que les hommes, quel que soit le groupe d’âge ou le lieu de résidence.
En revanche, le taux de chômage au sens strict du Bureau international du travail (BIT) est ressorti à 5,1 % au cours du trimestre, mettant en évidence l’écart entre la mesure standard du chômage et le chômage élargi, qui prend en compte les personnes découragées ou disponibles sans rechercher activement un emploi.
Parallèlement, la participation au marché du travail a légèrement progressé. Au premier trimestre 2026, 56,5 % des personnes âgées de 15 ans et plus étaient actives sur le marché de l’emploi, contre 56 % un an auparavant.
Le taux d’activité reste plus élevé chez les adultes (69,4 %) que chez les jeunes (48,6 %). Les hommes participent davantage au marché du travail que les femmes, aussi bien en milieu urbain (65,4 % contre 51,3 %) qu’en milieu rural (62,3 % contre 46,9 %). La participation demeure également plus importante en zone urbaine, avec un écart de 4 points de pourcentage par rapport au milieu rural.
Ces résultats traduisent un marché du travail marqué par une légère progression de la population active, mais aussi par une hausse du chômage, particulièrement chez les jeunes, les femmes et les populations rurales, qui restent les catégories les plus vulnérables face aux difficultés d’accès à l’emploi.






























