Le développement industriel des pays africains est crucial pour une croissance inclusive et durable. Selon la CNUCED, l’industrialisation du continent passe par la valorisation des produits nationaux. Pour répondre à cet impératif, Afreximbank a mis en place des mécanismes visant à aider les Etats à concevoir et financer des plans d’industrialisation axés sur les chaînes de valeur.
Malgré ses nombreux atouts, notamment une main-d’œuvre jeune et des ressources naturelles abondantes, l’Afrique ne contribue qu’à moins de 2 % de la production manufacturière mondiale, d’après l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2022. Pour inverser cette tendance, Afreximbank a lancé « Impact 2026 : Extending the Frontiers », un plan quinquennal destiné à renforcer le commerce et l’industrialisation sur le continent.
L’institution se concentre notamment sur le soutien aux chaînes de valeur et le développement de zones industrielles modernes. En août 2024, un prêt de 1,4 milliard USD a été accordé pour la construction d’une usine d’engrais en Angola, illustrant cet engagement. Par ailleurs, Afreximbank prévoit de doubler le financement du commerce intra-africain, passant de 20 milliards USD en 2021 à 40 milliards en 2026.
Pour Haytham El Maayergi, vice-président exécutif de Global Trade Bank Afreximbank, la stratégie repose sur des investissements ciblés, des infrastructures modernes et des partenariats public-privé. « Nous avons un programme très spécifique pour les industries afin de les soutenir directement par le biais de zones industrielles ou de zones de qualité pour remonter la chaîne de valeur avec elles. Ainsi, nous ne nous contentons pas de les soutenir, mais nous sommes là avec eux » a-t-il indiqué.
L’objectif est de créer un écosystème industriel durable tout en mobilisant les talents locaux pour bâtir l’industrie africaine de demain.






























