Ce mardi 14 juillet 2026, les cours du pétrole ont fortement progressé, les marchés craignant une nouvelle perturbation des flux énergétiques après la fin de la trêve entre Washington et Téhéran. Les risques autour du détroit d’Ormuz ravivent les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial.
Le marché pétrolier retrouve de la tension. Ce mardi, le prix du Brent a progressé de plus de 4 %, atteignant environ 87 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis près d’un mois. Cette nouvelle hausse intervient après un bond de 9,6 % lors de la séance précédente, alors que les investisseurs réévaluent les risques liés à l’offre mondiale.
Le regain d’inquiétude fait suite à l’échec de la trêve entre les États-Unis et l’Iran, qui a ravivé les craintes d’une interruption des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient. Au centre des préoccupations : le détroit d’Ormuz, une route maritime stratégique pour le transport mondial de pétrole.
Les tensions se sont accentuées après des attaques visant plusieurs navires dans cette zone. Les Émirats arabes unis ont notamment indiqué que deux de leurs pétroliers avaient été touchés alors qu’ils traversaient le détroit, renforçant les inquiétudes sur la sécurité du trafic maritime.
Cette escalade intervient alors que Washington a repris ses mesures de pression sur les exportations pétrolières iraniennes, lancé de nouvelles frappes contre l’Iran et évoqué la possibilité d’une contribution financière pour les navires bénéficiant d’une protection militaire américaine.
Les marchés surveillent également les risques d’élargissement du conflit dans la région, après l’interception par l’Arabie saoudite de missiles tirés depuis le Yémen et les discussions américaines autour d’un renforcement des sanctions sur les exportations énergétiques russes.
Dans ce contexte, les investisseurs intègrent une hausse du risque géopolitique dans les prix du brut, alors que l’incertitude demeure sur la capacité du marché à maintenir des flux d’approvisionnement réguliers.





























