Les marchés des matières premières évoluent sous l’effet combiné des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et des perspectives de politique monétaire américaine. Le pétrole recule avec l’espoir d’une détente autour du détroit d’Hormuz, tandis que l’or souffre du regain de confiance dans l’économie américaine et des anticipations de hausse des taux, ce 1 juillet 2026.
Les cours du pétrole Brent ont reculé mercredi pour atteindre environ 72 dollars le baril, leur plus bas niveau depuis fin février. Cette baisse s’explique principalement par les attentes autour des discussions diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, qui alimentent l’espoir d’une réduction des tensions dans une région stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Les échanges entre les représentants américains et les responsables iraniens, menés indirectement au Qatar, sont perçus par les marchés comme un signe d’apaisement potentiel. La reprise du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, passage clé pour les exportations de pétrole du Golfe, reste toutefois progressive et encore inférieure aux niveaux habituels.
Sur le marché énergétique, l’évolution des flux contribue également à peser sur les prix. Le retour de volumes iraniens supplémentaires à l’exportation et la hausse des expéditions russes ont renforcé les craintes d’une offre plus abondante, dans un contexte où les stocks maritimes commencent à augmenter.
Du côté des métaux précieux, l’or est passé sous la barre des 4 000 dollars l’once, atteignant son plus faible niveau depuis plusieurs mois. Le recul du métal jaune intervient après la publication d’indicateurs économiques américains jugés solides, renforçant l’idée que la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait maintenir une politique monétaire plus stricte.
Les dernières données sur l’emploi et l’inflation aux États-Unis ont conforté les anticipations d’une possible hausse des taux d’intérêt dans les prochains mois. Or, des taux plus élevés rendent généralement l’or moins attractif, car il ne génère pas de rendement.
Les investisseurs restent donc attentifs à deux grands facteurs : l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran, et les prochaines décisions de la Fed. Ces deux éléments pourraient continuer à orienter les marchés mondiaux dans les prochaines semaines.






























