Le Ghana tourne la page du modèle de réseau 5G unique. En relançant un appel d’offres ouvert pour l’attribution des fréquences mobiles, Accra fait le choix de la concurrence afin d’accélérer les investissements dans les télécommunications et le développement de l’économie numérique.
Le gouvernement ghanéen a lancé un nouvel appel d’offres pour l’attribution de licences 5G sur les bandes de fréquences 700 MHz, 2,3 GHz et 3 GHz, rompant ainsi avec le précédent modèle qui confiait le déploiement du réseau à un opérateur de gros exclusif.
Les licences, valables 15 ans, seront attribuées à l’issue d’un processus concurrentiel. Les prix de réserve démarrent à 10 millions de dollars pour la bande 2,3 GHz et atteignent 36 millions de dollars pour celle de 700 MHz. MTN et Telecel figurent parmi les principaux candidats, même si MTN devra s’acquitter d’une prime de 40 % en raison de sa position dominante sur le marché.
Au-delà de l’attribution des fréquences, cette réforme traduit la volonté des autorités de stimuler la concurrence, d’attirer davantage d’investissements privés et d’éviter une concentration des infrastructures entre les mains d’un seul acteur.
À terme, le Ghana espère faire de la 5G un levier de modernisation de son économie, en soutenant l’innovation, les services numériques et la digitalisation de secteurs stratégiques comme la santé, l’agriculture et l’industrie.






























