Les prix du pétrole brut ont poursuivi leur baisse mardi, atteignant leur plus bas niveau depuis près de trois mois. Le marché réagit aux avancées diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’à une hausse progressive de l’offre en provenance du Golfe persique.
Le prix du pétrole brut a reculé à 73,1 dollars le baril mardi, atteignant son niveau le plus bas depuis près de trois mois, alors que les marchés surveillent de près l’évolution des discussions entre Washington et Téhéran.
Cette baisse intervient après un accord de paix intérimaire ayant déjà provoqué un recul de 40 % des prix par rapport à leur récent pic. Dans ce contexte, une nouvelle dérogation américaine de 60 jours permet désormais aux acheteurs internationaux, y compris les raffineries américaines, de reprendre l’achat de pétrole brut et de carburants iraniens.
Les négociations menées en Suisse ont permis des avancées, les deux parties ayant convenu de mettre en place quatre groupes de travail chargés de traiter les questions nucléaires et les sanctions économiques. Toutefois, des points de désaccord subsistent, notamment sur le retour immédiat des inspecteurs nucléaires, une affirmation contestée par Téhéran.
En parallèle, l’offre pétrolière du Golfe persique continue de croître. Le Koweït et les Émirats arabes unis ont trouvé des alternatives pour sécuriser le transport maritime, tandis que l’Iran a exporté plus de 30 millions de barils au cours de la semaine écoulée.
À plus long terme, l’équilibre du marché pétrolier dépendra de l’évolution des négociations sur le programme nucléaire iranien, du maintien du cessez-le-feu entre Israël et Hezbollah au Liban, ainsi que de la réouverture sécurisée du détroit d’Ormuz, corridor stratégique pour le commerce énergétique mondial.






























