L’or a de nouveau cédé du terrain jeudi 16 juillet 2026, revenant autour de 4 000 dollars l’once, un niveau proche de son plus bas depuis novembre 2025. Ce repli reflète les inquiétudes des investisseurs quant à un maintien prolongé de taux d’intérêt élevés aux États-Unis, dans un contexte de flambée des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient.
L’intensification du conflit entre Washington et Téhéran a ravivé les craintes de perturbations de l’approvisionnement énergétique mondial. Les nouvelles frappes américaines contre des cibles militaires iraniennes, suivies de représailles de l’Iran contre des bases américaines dans la région, ont fait bondir les cours du pétrole à leur plus haut niveau en un mois.
Cette envolée des prix de l’énergie alimente les risques d’un regain des pressions inflationnistes, renforçant l’idée que la Réserve fédérale (Fed) pourrait retarder l’assouplissement de sa politique monétaire. Dans un environnement marqué par des taux d’intérêt élevés, l’or perd en attractivité, les investisseurs privilégiant des actifs offrant un rendement.
Les marchés évaluent désormais à près de 51 % la probabilité d’un relèvement des taux directeurs en septembre. En parallèle, les données sur l’inflation américaine publiées cette semaine, plus faibles qu’attendu, ont pratiquement exclu un relèvement des taux dès la réunion de juillet. Malgré ce signal encourageant, le président de la Fed, Kevin Warsh, a réaffirmé que la lutte contre l’inflation demeurait la priorité de la banque centrale.





























