Les marchés des matières premières évoluent avec prudence ce mardi 7 juillet 2026. Le pétrole repart légèrement à la hausse sous l’effet de nouvelles tensions autour du détroit d’Ormuz, tandis que l’or reste proche de ses récents sommets avant la publication des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine.
Les cours du pétrole ont légèrement progressé mardi, le Brent s’approchant des 73 dollars le baril, porté par les inquiétudes suscitées par de nouvelles attaques contre des navires commerciaux dans et autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour les exportations mondiales d’hydrocarbures. Ces incidents ravivent les craintes d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement et alimentent les incertitudes sur la stabilité de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran pour sécuriser cette voie maritime.
Malgré ce rebond, les prix du pétrole demeurent proches de leurs plus bas niveaux depuis fin février. Les perspectives d’une offre mondiale plus abondante continuent de limiter la hausse des cours. L’OPEP+ a confirmé une augmentation de sa production à partir du mois prochain, tandis que les producteurs du Moyen-Orient accroissent progressivement leurs exportations. Dans ce contexte, Saudi Aramco a abaissé de 1,10 dollar par baril le prix de son pétrole Arab Light destiné aux acheteurs asiatiques, reflétant un marché jugé moins tendu.
De son côté, l’or évoluait légèrement sous les 4 150 dollars l’once, tout en conservant l’essentiel des gains enregistrés la semaine dernière. Les investisseurs restent attentifs à la publication des minutes de la réunion de juin de la Réserve fédérale, qui pourraient fournir de nouvelles indications sur l’évolution de la politique monétaire américaine.
Le métal précieux continue d’être soutenu par les signes de ralentissement du marché du travail américain. Les dernières données ont montré un net ralentissement des créations d’emplois en juin, accompagné de révisions à la baisse des chiffres des deux mois précédents. Ces statistiques ont renforcé les anticipations d’un statu quo sur les taux d’intérêt à court terme. Selon les marchés, la probabilité d’une hausse des taux par la Fed en septembre est désormais estimée à environ 50 %, contre près de deux tiers avant la publication du rapport sur l’emploi.






























