Le président de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi hausse le ton face à la faible rentabilité des entreprises à capitaux mixtes, dans lesquelles l’État détient des parts. Lors du dernier conseil des ministres, il a déploré la situation de nombreuses sociétés publiques ou semi-publiques jugées moribondes, avec peu ou pas de bénéfices depuis des années.
Selon le chef de l’État, cette inefficacité coûte cher au pays. Il pointe du doigt une gouvernance défaillante, des mandataires absents et un affaiblissement de l’influence de l’État dans les organes de décision, au détriment du Trésor public.
Félix Tshisekedi appelle à un changement de cap : l’État ne doit plus se contenter d’une présence symbolique, mais jouer un rôle actif, stratégique et rigoureux. Il a chargé le ministre du Portefeuille de faire le point sur la participation effective de l’État dans les instances de gouvernance, de veiller au respect des droits patrimoniaux (accès aux états financiers, tenue régulière des conseils d’administration, suivi des audits) et d’instaurer une traçabilité stricte du versement des dividendes.
Un rapport détaillé sur l’état des lieux, les manquements et les premières corrections est attendu dans un délai de 60 jours.































