Cent jours après avoir prêté serment pour un second mandat, Donald Trump a organisé le mardi 29 avril 2025, un meeting dans le Michigan, pour dresser un premier bilan de son action présidentielle. Survolté, le président américain a affirmé devant une foule acquise à sa cause : « Nous ne faisons que commencer ».
Devant le Macomb Community College, Trump a revendiqué « les cent jours les plus réussis de l’histoire américaine », sans toutefois avancer de données précises. Il a surtout défendu son programme protectionniste, pierre angulaire de son retour à la Maison Blanche, et présenté comme un levier de renaissance économique nationale.
« Nous allons restaurer la grandeur industrielle de l’Amérique », a-t-il lancé, promettant des mesures supplémentaires en faveur du « Made in USA », notamment dans l’automobile et l’acier, deux secteurs-clés dans ce bastion ouvrier du Midwest.
Cette offensive économique ne fait toutefois pas l’unanimité. Si certains applaudissent les nouveaux droits de douane ou les restrictions sur les importations chinoises, des économistes alertent sur les risques d’un ralentissement de la croissance, accentué par l’isolement commercial. L’inflation reste par ailleurs persistante, alimentant les inquiétudes des classes moyennes.
Mais Trump, fidèle à son style, balaie les critiques. Pour lui, ces cent premiers jours ne sont qu’un prélude. « Vous n’avez encore rien vu », a-t-il promis, traçant les contours d’un mandat placé sous le signe de la revanche et de la fermeté.
Son discours, très offensif, marque aussi le début d’une nouvelle séquence politique : celle de la consolidation de son pouvoir dans un pays encore fracturé.































