À l’occasion du 69ᵉ Sommet ordinaire de la CEDEAO, tenu le 19 juillet 2026 à Freetown, le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a défendu une vision d’une organisation régionale davantage tournée vers le dialogue, l’accompagnement des États membres et les attentes des populations.
Devant les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis à Freetown en Sierra Leone, le président de la transition guinéenne a livré un plaidoyer en faveur d’une évolution de l’approche de l’organisation régionale.

Au moment où la CEDEAO est confrontée à des défis sécuritaires, politiques et institutionnels, le général Mamadi Doumbouya a estimé que l’institution devait renforcer sa proximité avec les citoyens. « La CEDEAO doit être plus proche des peuples, capable de répondre aux attentes des citoyens et de s’adapter aux nouvelles réalités du continent », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État guinéen a également appelé à privilégier le dialogue dans les relations entre l’organisation et ses États membres. Selon lui, « la CEDEAO doit privilégier l’écoute, le dialogue, la concertation et l’accompagnement afin d’aider chaque nation à relever ses défis dans un esprit de solidarité. Elle ne peut se limiter à sanctionner ses États membres ».
Cette prise de position intervient alors que les dirigeants ouest-africains examinaient les principales priorités de l’organisation, notamment le renforcement de la sécurité collective, la consolidation des institutions communautaires et l’installation de la nouvelle Commission de la CEDEAO. Par son intervention, le président guinéen a mis l’accent sur la nécessité d’une gouvernance régionale davantage fondée sur la concertation et la solidarité entre les États membres.































