La fin annoncée du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a provoqué de fortes réactions sur les marchés, ce mercredi juillet 2026. Le Brent a grimpé de 5 % à près de 78 USD le baril, tandis que l’or a reculé, les investisseurs évaluant les risques d’inflation et l’évolution des taux américains.
Les marchés des matières premières ont été secoués ce mercredi par le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran. Le pétrole brut Brent a progressé de 5 % pour atteindre environ 78 GNF le baril, porté par les inquiétudes sur l’avenir des approvisionnements énergétiques mondiaux.
La hausse des cours intervient après les déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé que le cessez-le-feu avec l’Iran était désormais « terminé ». Washington a également lancé des frappes contre des cibles iraniennes et retiré une dérogation qui permettait à Téhéran de vendre une partie de son pétrole.
Les tensions se sont intensifiées après plusieurs attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Hormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite une part importante du commerce mondial d’hydrocarbures. Parmi les navires touchés figurent notamment un transporteur de gaz naturel liquéfié (GNL) qatari et un pétrolier saoudien. En réaction, l’Iran a affirmé avoir visé 85 sites militaires américains à Bahreïn et au Koweït, en réponse à ce qu’il présente comme des violations américaines du cessez-le-feu. Cette nouvelle escalade fait craindre des perturbations durables du trafic maritime et une pression supplémentaire sur les marchés de l’énergie.
À contre-courant, l’or a reculé de plus de 1 % mercredi, à environ 4 050 USD l’once, son plus bas niveau depuis le 2 juillet. Le métal précieux a été pénalisé par les perspectives d’une inflation plus élevée et par les attentes d’une politique monétaire américaine plus restrictive.
Lors du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à Ankara, Donald Trump a déclaré que le mémorandum d’accord conclu en juin avec Téhéran était arrivé à son terme, tout en excluant une reprise des négociations avec les autorités iraniennes.
Les marchés anticipent désormais à 66 % une hausse des taux d’intérêt américains en septembre, contre 62 % mardi. Les investisseurs attendent également la publication du compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale des États-Unis afin d’affiner leurs prévisions sur la trajectoire de la politique monétaire.
Dans le même temps, la Banque populaire de Chine a enregistré en juin sa plus forte augmentation mensuelle des réserves d’or depuis plus de deux ans et demi, confirmant l’appétit des banques centrales pour le métal précieux dans un contexte d’incertitude économique et géopolitique.






























