La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ouvert une enquête sur des soupçons de mauvaise gestion de fonds au sein du Conseil national de la transition (CNT). La procédure fait notamment suite à un signalement portant sur un détournement de 43 milliards GNF, ainsi qu’à des contestations liées à la répartition d’une prime spéciale de 2,5 milliards GNF.
D’après plusieurs sources médiatiques, des cadres du CNT auraient alerté sur un manque de transparence dans l’attribution de cette prime exceptionnelle. Des travailleurs dénoncent l’exclusion de certains agents remplissant les critères d’éligibilité, tandis que des personnes qu’ils considèrent comme non éligibles auraient bénéficié de ces montants.
Les contestataires réclament la publication de la liste des bénéficiaires, la clarification des critères d’attribution ainsi que la prise en compte des réclamations des agents qui s’estiment lésés.
Dans le prolongement de ces réclamations, un signalement portant sur la gestion de 43 milliards GNF, qui aurait été signé par le président du CNT, Dr Dansa Kourouma, aurait été transmis aux autorités judiciaires.
Saisie du dossier, la CRIEF, par l’intermédiaire de son procureur spécial Alphonse Charles Wright, a ordonné l’ouverture d’une enquête pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, faux et usage de faux en écritures publiques et privées, ainsi que complicité.
Dans le cadre de cette procédure rapportée, une réquisition aurait été adressée aux responsables de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), ainsi qu’au secrétaire général à la Présidence chargé des services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé.
Plusieurs responsables administratifs du CNT seraient cités dans les documents évoqués par les médias, notamment le secrétaire général Aboubacar Camara, le directeur des services financiers et comptables Sãa Leno, le directeur des normes de conformité financière Youssouf Fofana et le directeur des ressources humaines Amadou Diakité.
D’autres personnes pourraient également être concernées dans le cadre des investigations. Les responsabilités éventuelles des différents acteurs devront être établies par les autorités judiciaires compétentes à l’issue de la procédure.






























