Conakry vibre aujourd’hui au rythme de l’histoire. Dans quelques heures, ce samedi 17 janvier 2026, Mamadi Doumbouya sera officiellement investi 4ᵉ président de la République de Guinée, mettant fin à une transition de quatre ans, après son élection remportée avec 86,7 % des voix. Entre diplomatie, festivités et musique, la capitale guinéenne vit au rythme de la nouvelle ère qui s’ouvre.
Par Nanfadima Condé
Dès ce matin, les rues de Conakry sont en effervescence. Là où la ville est souvent tranquille ou négligée, les routes sont lavées, les poubelles vidées, et les décorations officielles installées avec soin, soulignant l’importance de cet événement pour la nation.
La scène diplomatique est tout aussi impressionnante. Les arrivées s’enchaînent : le vice-président du Nigeria, Kashim Shettima, et le président de la commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, ont été accueillis avec tous les honneurs. Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, fraîchement rentré du Proche-Orient, foule le sol guinéen. Sidi Ould, les présidents du Liberia, de Gambie et du Gabon complètent le tableau, tandis qu’Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, et le vice-président de l’Assemblée nationale de la République populaire de Chine représentent la diplomatie internationale.

La scène culturelle est déjà en effervescence. Manamba Kanté et Takana Zion, récemment récompensés aux Afrima 2026, donnent le ton en enflammant la foule avec leur énergie et leur créativité. À leurs côtés, Sidiki Diabaté apporte la touche mandingue malienne qui fait vibrer les cœurs. Plus tard, la fête a pris une dimension encore plus spectaculaire avec Azaya, la malienne Oumou Sangaré et le Sénégalais Youssou N’Dour, promettant une clôture musicale mémorable, symbole de l’ouverture culturelle et festive de la Guinée sur l’Afrique et le monde.
Le soleil tape sur la capitale, mais la chaleur de la foule et l’enthousiasme des participants créent une énergie contagieuse. Chaque regard, chaque sourire et chaque note de musique traduit l’ampleur de ce moment, symbole de l’union entre politique et culture.






























