
Une délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre, Bah Oury, s’est rendue aux Cases de Bellevue pour présenter les condoléances du président Mamadi Doumbouya à la famille de Hadja Andrée Touré, première Dame de la République, décédée au Maroc le 8 juillet 2026.
Quelques heures après l’annonce de sa disparition, les membres du gouvernement se sont déplacés aux Cases de Bellevue, lieu emblématique où la famille est réunie. Étaient également présents le secrétaire général de la Présidence, le gouverneur de la Banque centrale, ainsi que plusieurs hauts responsables de l’État.
Le Premier ministre, entouré de l’ensemble du gouvernement, a livré un message empreint de solennité au nom du chef de l’État, saluant la mémoire de celle qui incarna la fonction de Première dame durant vingt-six ans aux côtés d’Ahmed Sékou Touré, le premier président de la Guinée indépendante et figure emblématique de la lutte contre le colonialisme. Elle resta fidèle à son pays malgré les épreuves.
« Le corps appartient au chef de l’État »
S’exprimant au nom de la délégation, le ministre du Plan et du Développement national, Ismaël Nabé, a tenu à rassurer la famille sur l’accompagnement des autorités : « On est venus au nom du président de la République, Mamadi Doumbouya, pour présenter les condoléances les plus attristées. Le corps d’Hadja Andrée, ancienne Première Dame de Guinée, c’est la maman du président qui est partie. Donc le corps appartient au chef de l’État, le corps appartient au gouvernement. Toutes les dispositions seront prises pour vraiment organiser tout ce qui est à organiser ».
Les funérailles nationales devraient être organisées dans les prochains jours, dès le rapatriement du corps depuis le Maroc. La Nation se prépare à rendre un dernier hommage à une figure majeure de l’histoire guinéenne.

Née Andrée Kourouma le 18 novembre 1934 à Kankan, d’un père médecin militaire français et d’une mère guinéenne, elle épouse Ahmed Sékou Touré en juin 1953 et devient la première Dame de l’histoire de la Guinée indépendante en 1958, fonction qu’elle occupera jusqu’en 1984 .
Après le décès de son mari et le coup d’État militaire de 1984, elle est arrêtée avec son fils, ses biens sont confisqués et elle est condamnée en 1987 à huit ans de travaux forcés. Libérée en 1988, elle s’exile au Maroc, en Côte d’Ivoire puis au Sénégal, avant de revenir en Guinée en 2000 .
En 2023, elle avait publié ses mémoires, Ma vie auprès d’Ahmed Sékou Touré, pour témoigner de l’histoire de son pays































